Ce que j’avais à te dire !

 

                    Ah ! Tu es là, Je t’avais presque oublié ! Ah ! Tu es là silencieuse, je l’aurai parié !     

                    Tu es là, malgré le vent qui a séché mes larmes, tu es là, malgré toutes ces portes ouvertes, tous ces combats, ces moments de détresse. Tu es là, ricanant de cette bonne farce !

En mon voyage, tu chemines invisible, imprévisible, cherchant la faille, la fissure où du bout du mal, tu distilleras l’ignoble venin ! Tu marches à mes côtés, mais nous n’avons pas les mêmes paysages !  J’ai, devant moi l’espoir, les rires, les sourires, la tendresse, l’amour et cet autre, qui fleurit mes jours et rêve mes nuits, cet autre…..mon essentiel !

Tu n’es que grisaille, larmes, pluies, tempêtes, souffrances …..Quelque part je te plains. Ma compassion t’invite, souvent à être différente, mais tu es là, tu souris sournoise, fière d’un mal que tu dispenses à déraison.

Sache que cela ne sera pas facile, je ne me laisserai pas faire ! Ne pas trébucher, ne pas sombrer, être utile quoi qu’il advienne ! Oh tant de chemins sont à explorer, tant de regards à croiser, tant de mots à additionner !

Tu inondes mes nuits de ton parfum immonde, tu ralentis mon pas et fais mon souffle court. Pourtant, j’avance, j’avance, j’avance ! J’aimerai tant que tu sois à la traine loin, loin, loin ! Je cherche mes mots comme pour te perdre, te distancer un peu,  beaucoup , éternellement !

Oui ! J’aime la vie, celle que tu détestes ! Belle ! Belle à en mourir dit-on ! 

Oui ! La vie,  l’autre  j’en ai besoin ! Il me faut les sentir doucement sans haine, sans peines, les respirer en réflexion, en apprentissage, en compréhension humble et humaine, ressentir vibrer leurs joies, leurs colères, vivre toutes ces couleurs en palettes d’émotions, en courbes et arabesques de vie !

 

Je ne serai jamais toi ! Je ne serai jamais la maladie !

Philippe De Frémontpré